
Gold Coast est un peu la côte d’Azur de Brisbane. Une sorte de Monaco sans le relief où les ibis à tête noire arpentent la promenade. Pour un étranger, ces grands oiseaux sont très dépaysants. C’est une ville très récente (un peu plus d’une soixantaine d’années) courant sur 60km de côte. On y a construit la Queensland Number One, la plus haute tour d’habitation d’Australie. Le SkyPoint Observation Deck est perché à 230m et donne une vue étendue sur Gold Coast et sa plage. Pour les plus aventuriers il est possible de grimper à l’extérieur jusqu’à 270m.
Je me rends au quartier de Surfers Paradise qui est un spot de surf très connus. Il y a d’ailleurs un championnat de renommée mondiale en Avril, le Quicksilver Pro Gold Coast, qui profite d’une vague très longue (3km), la Superbank de Coolangatta. Aujourd’hui les vagues ne font que 40cm. Trop petites. C’est quand même l’occasion de prendre un premier bain dans une eau qui fait plus de 24⁰.
Un bain trés agreable mais qui va coûter cher : ma gopro principale rend l’âme dans l’eau salée (elle était dans son module multimédia qui n’est pas étanche).
Gold coast, ce sont de nombreux gratte ciels qui jalonnent la plage. Mais aussi plusieurs canaux qui parcourent la ville et au bord desquels se trouvent les plus belles villas, la plupart avec leur ponton privé. Je flâne un peu parmi les ruelles avant de reprendre mon chemin dans l’intérieur des terres vers Natural Bridge.
La cascade de Natural bridge s’est formée avec l’effondrement du plafond d’une grotte.

Il fait une chaleur étouffante sur le sentier. Et j’en souffre d’autant plus que je porte une sac à dos, ma glacière et mon casque. Je n’ai rien voulu laisser sur la moto à cause des panneaux avertissant des risque de vols.
Arrivée à la chute, je cherche longuement les vers luisants qui habitent soit-disant les lieux. Rien. Il fait trop jour pour les voir. Je tente d’utiliser la sensibilité maximale de l’appareil photo, rien non plus… ou tout de moins c’est que je pensais. En faisant du tri je me suis rendu compte qu’on les distingue très légèrement.

Je repars après cette pause exotique vers Murwillumbah, situé au centre d’une gigantesque cratère de plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre, ancien volcan errodé dont subsiste la cheminée principale : mount warning. Il est en fait tellement démesuré qu’il est difficile de se faire une idée globale de ce vieux colosse.
Pas le temps de lancer le drone pour une vue aérienne : la journée est bien avancée, je dois rejoindre une destination prisée des motards : le Moo Moo Roadhouse.

Il est bien tard pour y faire une pause aussi je continue vers Byron Bay où je cherche un camping pour passer la nuit.
J’y arrive tard, l’endroit semble un peu glauque avec des tentes et des caravanes un peu délabrées. J’hésite à rester. Mais aller arpenter une ville de nuit pour trouver un autre endroit n’est pas bien non plus. Au final je plante ma tente et profite d’un repos sans histoire hormis les moustiques qui semblent génétiquement modifiés pour très bien supporter les bougies à la citronnelle…


